INFO SANTE

Chaque année, le cancer colorectal touche 42 000 nouveaux cas. Il est donc un des cancers les plus fréquents mais aussi le 2ème plus meurtrier tous sexes confondus.  Le pronostic est lié au stade de développement du cancer : plus le cancer est petit et circonscrit, plus le traitement est simple et plus grandes sont les chances de guérisons. Mars Bleu, mois de sensibilisation au dépistage du cancer colorectal, permet de sensibiliser le grand public et les professionnels au dépistage. Car, dépisté à temps, le cancer colorectal se guérit dans 9 cas sur 10. Cependant, moins d'un tiers des français participe à ce dépistage, contrairement à d'autres pays (Pays-Bas : 71%, Ecosse : 68%, Italie : 48%).   Origine et développement Certaines habitudes de vie augmentent le risque de développer un cancer colorectal : inactivité physique, alimentation trop riche ou pauvre en légumes et fruits, surpods, consommation d'alcool et de tabac. Rare avant 50 ans, la fréquence du cancer colorectal double à chaque décennie. Les premiers signes évocateurs peuvent être la présence de sang dans les selles, des troubles du transit (constipation, diarrhées), la survenue de douleurs abdominales et, plus rarement, une augmentation de l'abdomen ou un amaigrissement inexpliqué.    Traitement Plusieurs types de traitements sont utilisés. Le choix se fait de manière concerté lors d'une réunion de concertation pluridisciplinaire entre plusieurs médecins. L'ablation lors d'une coloscopie d'un polype porteur d'un cancer superficiel peut dans les cas les plus simples constituer le seul traitement. La chirurgie et les les traitements médicamenteux (chimiothérapies conventionnelles et/ou thérapies ciblées) sont les principaux traitements. Ils peuvent être utilisées seuls ou associés les uns aux autres. Le choix des traitements est adapté à chaque cas personnel (âge, antécédents médicaux et chirurgicaux, etc.).   Qui est concerné par le dépistage du cancer colorectal ?  Le programme de dépistage organisé du cancer colorectal s'adresse à toute personne de 50 à 74 ans, en bonne santé et sans antécédents familiaux.   Quels sont les examens ? Les polypes et les cancers peuvent saigner de façon intermittente. Le test de dépistage permet de repérer ce sang occulte (c'est-à-dire non visible à l'oeil nu) dans les selles et de prouver la présence d'un polype. Depuis le mois d'avril 2015, le programme national de dépistage organisé propose un nouveau test : le test immunologique fécal. Ce test repose sur la détection de présence d'hémoglobine humaine dans les selles grâces à l'utilisation d'anticorps spécifiques. Non seulement plus performant que le précédent test, il est surtout plus simple et plus facile à réaliser.   Comment ça se passe ?  Voici un schéma récapitulatif du dépistage organisé par le Centre Régional de Coordination Des Cancers. >> N'hésitez pas à prendre rendez-vous avec votre médecin traitant. Le test et son analyse sont pris en charge à 100%, sans avance de frais de votre part. La consultation chez votre médecin traitant est prise en charge dans les conditions habituelles par votre caisse d'assurance maladie et votre complémentaire santé, de même que la coloscopie en cas de test positif.
L’équipe du Pôle Santé Saint Jean s’engage pour diminuer le nombre de chimiothérapie après opération pour certains cancers du sein. Grâce aux résultats d’une analyse des gènes de la tumeur* par le test Oncotype DX, il est désormais possible de déterminer le risque de récidive et de survenue de métastases dans les années à venir après l’opération d'une tumeur. Enfin des données solides pour éviter des séances de chimiothérapie à de nombreuses femmes opérées d’un cancer du sein !    De quoi s’agit-il exactement ? Si le risque de rechute est faible ou intermédiaire pour une tumeur hormono-sensible, il a été montré que la chimiothérapie n’apportait aucun bénéfice supplémentaire chez les femmes ménopausées, même en cas d’atteinte axillaire (zone de l’aisselle) allant jusqu’à 3 ganglions positifs. Dans ce cas, la radiothérapie et l’hormonothérapie semblent alors suffisantes. Seules les femmes à haut risque moléculaire se verront proposer la chimiothérapie préventive.  Ceci n’est pas encore prouvé pour les femmes non ménopausées auprès desquelles il faut rester encore très prudents. Elles peuvent en effet être exemptées de chimiothérapie en cas de risque génomique bas, pour les tumeurs hormono-sensibles sans atteinte ganglionnaire.   Ces données peuvent désormais éviter à certaines femmes ménopausées ayant un cancer le recours à la chimiothérapie et ainsi aux toxicités associées. Grâce à son partenariat avec le laboratoire DIAG, le Pôle Santé Saint Jean propose dès aujourd'hui à ses patientes le test, ONCOTYPE DX.   *Source : http://www.unicancer.fr/actualites/groupe/sabcs-2020-presentation-resultats-l’etude-rxponder
Hier matin, la campagne de vaccination a été lancée au pôle de santé de Saint Jean pour les personnels de santé de plus de 50 ou ayant des facteurs à risques. La vaccination contre la COVID est un enjeu de santé publique important auquel s’ajoute celui de la vaccination des personnes en cours de traitement contre le cancer. >> Retrouvez les recommandations du Docteur Maurice Schneider et du Docteur Jérôme Barrière (reportage Azur TV). >> Retrouvez la vidéo explicative "VACCIN COVID-19 / CANCER" du Docteur Jérôme Barrière (YouTube). 
Dans le cadre d'Octobre Rose, le Pôle Santé Saint-Jean se mobilise pour sensibiliser le plus grand nombre au dépistage du cancer du sein. Le dépistage du cancer du sein permet de repérer des anomalies avant l'apparition des premiers symptômes. La mamographie est une radiographie des seins qui permet de repérer un cancer à un stade précoce.   A partir de 50 ans : un risque plus élevé C'est entre 50 et 74 ans que les femmes ont le plus de risques de développer un cancer du sein et que le dépistage est le plus efficace. A partir de cet âge, elles sont invitées à réaliser une mammographie de contrôle tous les 2 ans dans le cadre du dépistage organisé.   Le bon réflexe : en parler à votre médecin En parler à son médecin ou son gynécologque pour qu'il vous conseille. En cas de risque particulier, un suivi personnalisé est mis en place. Le risque de développer un cancer du sein augmente en cas d'antécédents personnels ou familiaux de certaines maladies touchant le sein. Un dépistage adapté à chaque situation est proposé par le médecin.   Si vous avez entre 50 et 74 ans, faites-vous dépister ! Plus d'informations, consultez le site de l'Institut National du Cancer
Nous sommes ravis de vous présenter notre nouveau  concept : « 1 mois, 1 métier » ! Ce concept vous permettra de découvrir, chaque mois, un métier exercé au sein du Pôle Santé St-Jean, ses spécificités et ses objectifs.  Nous commençons, pour le mois de septembre, avec le métier de technicien en neurophysiologie (ou technicien EEG : ElectroEncéphaloGramme). Fabien Donadio, IDE de formation et dorénavant technicien EEG du Service d'épileptologie et d’étude du sommeil au Pôle Santé St-Jean a répondu à nos questions. Découvrons son métier !    QUEL EST CE MÉTIER ?  Le métier de technicien en neurophysiologie est assez méconnu. Il peut être exercé par des professionnels aux parcours bien différents : IDE, manipulateurs radio… il est au carrefour de ces professions  de par sa variété et sa diversité d’action.  Au quotidien, le technicien neurophysiologique rencontre plusieurs types de pathologies dont : les troubles du sommeil (apnée du sommeil, hypersomnie, insomnie, parasomnie…) et l’épilepsie ainsi que tous les malaises qui s’y associent.  Son cœur de métier est basé autour de l’installation et la surveillance d’électroencéphalogrammes et de polysomnographies dans le but d’aider le neurologue à poser un diagnostic sur les troubles des patients. Il agit aussi dans l’observation et la reconnaissance de leurs symptômes afin de déterminer la provenance de leur souffrance. Le technicien en neurophysiologie a également un très grand rôle dans la gestion de la qualité des signaux et du matériel, lors des examens. Pour qu’un examen soit réussi, il est nécessaire que tous les signaux parasites (artefacts) soient écartés (ondes de téléphones portables, par exemple). Il peut également pré-interpréter les résultats d’analyses afin de faire gagner du temps aux médecins et de les aider à poser leur diagnostic.  Au-delà de l’aspect purement technique, Fabien nous a expliqué qu’une grande partie de son métier consistait à accompagner activement les patients, notamment lors des diagnostics (écoute active, soutien psychologique, conseils) afin de les rassurer au maximum.    POURQUOI CE MÉTIER ?  Nous avons demandé à Fabien pourquoi il avait choisi cette spécialité, ce à quoi il nous a répondu que la neurologie était un domaine de la médecine vaste et passionnant où il reste encore beaucoup à découvrir. Les situations auxquelles il est confronté sont parfois inédites et surprenantes et l’obligent régulièrement à adapter sa prise en charge face aux symptômes rencontrés. C’est cet aspect de « recherche » qui le passionne et qui l’anime.  Aussi, il nous a confié beaucoup apprécier le côté relationnel de sa spécialité. En effet, il est très important de créer un lien de confiance avec les patients, de bien les connaître pour essayer de comprendre comment ils fonctionnent et de les soigner au mieux.  Il nous a également expliqué que le fait de devoir faire toujours mieux, d’avoir la possibilité d’en apprendre tous les jours et de côtoyer un environnement technologique et évolutif est un élément très enrichissant, au quotidien.     QUELLES SONT LES PARTICULARITÉS DE CE MÉTIER ?  En France, chaque service est différent, c’est en fonction des spécialités pratiquées dans l’établissement où il exerce, que le technicien en neurophysiologie devra suivre des formations (D.U, ou autre diplôme) dans différents domaines afin de s'adapter au mieux aux examens réalisés.   COMMENT EST ORGANISÉE L’UNITÉ ?  Les chambres sont modulables. Elles sont adaptées autant pour les examens d’épileptologie que pour les examens du sommeil. Une des chambres du service est consacrée uniquement à l’épileptologie avec du matériel permettant de réaliser certains examens qui nécessitent la mise en place de capteurs spécifiques. Il existe aussi une salle dédiée aux consultations EEG en externe (durée 1h). Les examens sont adaptés en fonction de la demande des médecins. Dans notre établissement, le technicien en neurophysiologie travaille principalement avec des neurologues, des pneumologues mais aussi d'autres spécialistes comme des ORL, cardiologues, psychiatres,...  Si un de leur patient nécessite un examen, le technicien s’adapte afin de le lui faire passer le plus rapidement et efficacement possible.  Dans l’unité du Pôle Santé St-Jean, l’équipe se compose actuellement de 3 techniciens en neurophysiologie. Ils sont répartis sur les différents postes. Leurs horaires peuvent varier en fonction des examens demandés car ils s’adaptent aux médecins et à leurs patients. La nuit, le service est surveillé par les équipes de chirurgie, qui ont été formées, en interne, à la surveillance des examens et qui assurent le bon déroulement des examens.    Y A T-IL DES IDÉES REÇUES SUR LE MÉTIER ?  - Actuellement, le service ne peut accueillir que 6 patients au même moment afin de garantir une bonne prise en charge. En effet, l’activité nécessite une installation technique complexe et précise, une vigilance permanente dans la surveillance des patients, un entretien constant de la qualité des signaux enregistrés et du matériel … Un gros travail est accompli malgré le fait qu’il y ait peu de patients dans le service.  -  Les manifestations de certains de nos patients peuvent parfois, dans leur expression, être proche de troubles présentés dans certaines pathologies en psychiatrie ce qui crée encore de nos jours des confusions entre ces disciplines. Il s'agit de spécialités proches car s'intéressant au cerveau mais bien différentes en pratique car les causes, la prise en charge et le devenir des patients ne sont pas les mêmes. Cela peut parfois créer du retard dans le diagnostic et le traitement mais aussi des incompréhensions en société (monde du travail, etc...).    La médecine du sommeil et l’épileptologie sont des spécialités plutôt récentes. Les patients sont parfois victimes de préjugés, d’idées reçues y compris dans leur entourage alors qu’ils souffrent de maladies bien réelles. Ils se sentent parfois incompris et impuissants par rapport à cela. Il est alors important que les patients apprennent à vivre avec leurs troubles et que l'entourage effectue un travail pour comprendre et accepter le diagnostic. De même il est capital de sensibiliser le "grand public" à la compréhension de ces maladies.  Il s’agit d’une part importante du métier de Fabien et du reste de l’équipe.        

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