Syndrome des jambes sans repos

Le syndrome des jambes sans repos 

Fréquent (au moins 2% de la population) et parfois invalidant, il se caractérise par les critères suivants :

-  La survenue « d’impatiences » qui se définissent par un besoin impérieux de bouger les membres souvent associé à des sensations d’inconfort et sensations désagréables,

-  L’apparition ou l’aggravation des symptômes par le repos (essentiellement en position allongée ou assise),

Le soulagement des mouvements (marche, étirement, activité intellectuelle soutenue), 

-  L’apparition ou une nette aggravation des symptômes le soir ou la nuit. 

 

Les progrès scientifiques de ces dernières années ont souligné un lien avec le métabolisme du fer et d’un neurotransmetteur appelé dopamine. Des gènes ont également été mis en évidence expliquant le caractère parfois familial de la maladie.

La prise de certains médicaments est susceptible d’aggraver les symptômes (antidépresseurs, neuroleptiques, certains traitements contre les allergies ou contre l’hypertension artérielle etc..).

 

Selon la sévérité, les symptômes peuvent être à l’origine d’un sommeil non réparateur avec, pour conséquence le lendemain, fatigue et somnolence soit en réduisant la quantité de sommeil (retard à l’endormissement) soit en altérant la qualité du sommeil en raison de micro-éveil induit par des secousses musculaires appelés mouvements périodiques de jambes dont le patient n’a pas conscience.

Dans de rares situations, en cas d’échec des traitements ou de doute sur le diagnostic, un examen du sommeil appelé polysomnographie peut être proposé.

Le traitement médicamenteux dépend de la sévérité des symptômes.

Il faut également limiter les excitants et la consommation d’alcool.