cancer

Première cause de mortalité en France, les cancers se développent à partir de cellules anormales qui se multiplient de manière incontrôlée au détriment de l’organisme. À l’occasion de la Journée Mondiale de lutte contre le cancer, le Pôle Santé St-Jean fait le point sur cette maladie.   Le cancer est un terme générique appliqué à un grand groupe de maladies pouvant toucher une partie quelconque de l’organisme. Parmi les cancers les plus fréquents on retrouve : Le cancer du sein, Le cancer colorectal, Le cancer du poumon,  Le cancer de la peau, Le cancer de la prostate,…      LES FACTEURS DE RISQUE    Le cancer peut être engendré par de nombreux facteurs liés aux modes de vie, à l’environnement ou encore à notre patrimoine génétique. Parmi ces facteurs de risques, on retrouve : Les risques liés aux comportements : Le tabac, Certaines habitudes alimentaires (excès de viande, sel, alcool…), L’exposition excessive aux ultra-violets (UV) (soleil, cabines de bronzage…), La sédentarité, Le surpoids et l’obésité… Les risques liés à l’environnement : Des polluants d’origine physique ou chimique (radiations ionisantes, radon, dioxines, pesticides, benzène, poussière de bois…), Les agents infectieux (virus de l’hépatite B et C, papillomavirus …). Les risques liés à l’individu et son histoire : L’avancée en âge, Les hormones, Une origine héréditaire, Les maladies inflammatoires ou auto-immunes, Les traitements (radiothérapie, chimiothérapie…).     Chaque patient atteint d’un cancer est un cas particulier et demande une prise en charge appropriée.     Il existe différents traitements utilisés seuls ou associés entre eux : Chirurgie Radiothérapie, Chimiothérapie, Hormonothérapie, Immunothérapie…   Les effets secondaires de ces traitements restent toutefois lourds. Pour beaucoup de cancers, plus le diagnostic est fait tôt, moins les traitements sont lourds et meilleures sont les chances de guérison.      LE DEPISTAGE    Le dépistage permet de diagnostiquer un cancer avant l’apparition de symptômes et de pouvoir mieux le soigner, mais aussi de limiter les séquelles liées aux traitements utilisés. Dans certains cas, le dépistage peut même permettre d’éviter l’apparition d’un cancer grâce au repérage et au traitement d’une anomalie qui aurait pu être source d’un cancer.   Il existe deux types de dépistage : Le dépistage organisé : ce dépistage est mis en place par les pouvoirs publics. Il consiste à inviter gratuitement à une action de dépistage les personnes appartenant à la tranche d’âge dans laquelle la maladie est la plus fréquente. Le dépistage organisé s’applique généralement aux cancers du sein et au cancer colorectal. (Quelques infos sur le dépistage organisé : https://www.e-cancer.fr/Professionnels-de-sante/Depistage-et-detection-precoce/Depistage-du-cancer-du-sein/Le-programme-de-depistage-organise)   Le dépistage individuel : il repose sur la réalisation d’examens réguliers, mais il n’est pas organisé par les pouvoirs publics.  N’hésitez pas à prendre rendez-vous chez votre médecin, afin de faire tous les tests nécessaires.          DES SIGNES A NE PAS NEGLIGER    Chaque maladie cancéreuse présente des symptômes à ne pas négliger :   Fatigue ou douleur persistante, Amaigrissement prolongé sans raison, Sang dans les selles (ou selles noires), constipation ou diarrhée, Saignements vaginaux après les rapports sexuels ou entre les règles, Sang dans l’urine ou dans le sperme, difficultés à uriner, Modification de la voix, lésions dans la bouche, toux persistante, Apparition d’une grosseur, rougeur, modification de la forme d’un sein, écoulement coloré (sang) par le mamelon, Apparition d’un ganglion dans la région cervicale, sous le bras, dans l’aine, Grain de beauté qui évolue, plaie ou tâche sur la peau qui ne guérit pas, Grosseur dans un testicule…   En cas de doute, n’hésitez pas à consulter votre médecin traitant en plus des visites de contrôle habituelles. Annuaire de nos médecins : http://www.polesantesaintjean.fr/annuaire  
Le 31 mai 2017, c’est la journée mondiale sans tabac. Une journée de prévention pour parler des dégâts que provoquent le tabagisme actif et le tabagisme passif. En effet,  on compte chaque année plus de 70 000 décès en France liés à la cigarette. Chez la femme, ce chiffre est en augmentation : il est passé de 8 000 à 13 000 entre 2000 et 2013. Cette triste progression est en partie liée à l’augmentation de la consommation tabagique chez la femme même si elle se stabilise : 24,3% des femmes fumaient régulièrement en 2014. Des chiffres édifiants.  Tout comme chez l’homme, la cigarette augmente le risque de :  cancer du poumon (x 12), des voies aériennes supérieures comme le larynx (x 6), le cancer de la vessie (x 2,4), du pancréas (x 2,2), mais aussi le cancer du sein et le cancer du col de l’utérus en particulier en cas de contraception oestro-progestative. Le risque pour une femme fumeuse de mourir d’un infarctus du myocarde est plus élevé que chez l’homme après 45 ans. Idem pour le risque de décès par accident vasculaire ischémique (AVC). Il n’y a pas d’égalité face au tabac… Le risque cardio-vasculaire augmente significativement en cas de contraception oestro-progestative après 35 ans : la pilule est alors contre-indiquée. De plus il vaut mieux éviter les pilules micro-progestatives en cas de diabète, d’hypertension artérielle ou d’obésité pour les mêmes raisons. Fumer pendant la grossesse : Attention danger  La grossesse chez la femme tabagique est plus difficile : le délai de conception s’allonge, le risque de fausse-couche ou de grossesse extra-utérine augmente et on note plus de morts fœtales in-utero, sans mentionner les conséquences chez l’enfant (otites, pharyngites, bronchite et pneumopathie) : il faut donc absolument arrêter de fumer dès que l’on envisage de tomber enceinte ! Bien sûr les moyens d’aide au sevrage sont limités mais des efforts sont faits pour améliorer l’accès aux substituts nicotiniques : le remboursement a été augmenté à 150 euros par an. La motivation du fumeur et de bons conseils par votre médecin traitant ou votre pneumologue sont essentiels à la réussite d’un sevrage tabagique.
Movember est un mouvement né en Australie en 2003. Son nom vient de la contraction de Moustache et November. Deux amis, Travis Garone et Luke Slattery, décident de lancer un appel aux dons pour la recherche contre le cancer de la prostate. Pour les sensibiliser,  ils proposent aux donateurs de laisser pousser leur moustache un mois durant, afin de créer un dialogue autour de la santé masculine. Nos deux compères avaient constaté qu’en moyenne en Australie : les hommes meurent six ans plus jeunes que les femmes.  D’après l’Institut National du Cancer, en 2016, en France, le cancer de prostate se situe au premier rang des cancers chez l’homme, nettement devant les cancers du poumon et du rectum. Aujourd'hui, on déplore 53465 nouveaux cas par an en France, dont 8000 à 9000 décès par cancer de prostate. Dans le monde, son incidence est proche de 100 pour 100 000.    La moustache, prétexte au dialogue Les hommes arborant la moustache pendant November sont appelé les Mo Bros (contraction de mo et brother). Ils sensibilisent leurs proches au dépistage du cancer de prostate, et incitent à faire des dons à la fondation November. Dans les pays anglos saxons, la gestion de la moustache fait appel à un rituel bien précis. Il ne faut pas se raser les jours précédents Novembre et ensuite laisser juste un petit duvet au niveau de la lèvre supérieure façon années 30 ou Charleston. Cette moustache, fournie façon hipster, a été conçue et réfléchie pour être volontairement démodée ! Selon les régions la taille de la moustache peut être l’occasion d’événements festifs notamment en Irlande et en France ou de nombreux barbiers proposent une taille gratuite de votre nouvel attribut masculin.   Que dire à vos proches concernant le Dépistage ? Le cancer de la prostate est devenu le cancer le plus fréquent et la deuxième cause de mortalité par cancer chez l'homme. Ce problème de santé publique devient de plus en plus important du fait de l'augmentation de la durée de vie.  Actuellement, 1 homme sur 8 a un risque de découverte d'un cancer de la prostate au cours de sa vie.  Le cancer de la prostate représente 25 % de l'ensemble des nouveaux cas de cancers masculins. Le dépistage du cancer de la prostate a pour objectif la détection du cancer prostatique à un stade précoce et asymptomatique. Il peut avoir lieu chez le médecin traitant ou chez un urologue. L'Association Française d'Urologie recommande le dépistage du cancer de la prostate par le dosage du PSA (Antigène Prostatique Spécifique) et un toucher rectal tous les ans entre 50 et 75 ans. S'il existe un risque familial ou ethnique, le dépistage régulier est nécessaire dès 45 ans. Le toucher rectal est obligatoire, il ne faut pas se baser uniquement sur le PSA car certains cancers de prostate n’en sécrètent pas. Si le PSA total est au-dessus de la valeur normale du test ou si le toucher rectal est anormal, consultez un urologue. Plus le diagnostic du cancer est fait tôt, plus les chances de guérison du patient sont élevées. Aucun dépistage de masse du cancer de la prostate n’est organisé par les autorités sanitaires. Le dépistage est individuel, ce qui signifie que le patient et son médecin doivent en avoir l’initiative. Aujourd’hui, beaucoup d’idées reçues convergent autour du cancer de la prostate, mais gardez à l’esprit que pris à temps, il n’affectera en rien votre durée et qualité de vie. Une mission : convaincre vos proches concernés à venir consulter, et.. à vos moustaches !!! Frédéric OBADIA, Chirurgien urologue  Pôle Antibes Saint Jean 
Quel meilleur mois que le mois d’Octobre, rendu aussi rose que nos blouses de sages-femmes par les actions de lutte contre le cancer du sein qui s’y succèdent, pour vous proposer le tout premier article Pas Si Sages du blog santé du Pôle Santé Saint Jean ! « Octobre rose » met en lumière la santé de la femme en rappelant à chacune d’entre elles comment se protéger des dangers du cancer le plus fréquent chez les femmes et le plus meurtrier en France. La meilleure protection est le dépistage précoce par mammographie à partir de l’âge de 50 ans chaque année. En effet, s’il est détecté tôt, ce cancer est guéri dans 9 cas sur 10. Cet examen radiographique est pris en charge à 100% par la sécurité sociale. Les consultations annuelles chez les gynécologues ou les sages-femmes et l’apprentissage de l’auto-palpation de la poitrine (comme montré dans la vidéo suivante), permettent également de détecter une anomalie. Natasha FROST, Présidente de l’association Pink Ribbon Monaco, a accepté de répondre à quelques questions pour « Pas Si Sages ! ». J.I : Quel rôle et quel but à ton association ? N.F : Pink Ribbon Monaco oeuvre en Principauté et communes limitrophes depuis 2011 et a pour but d’informer le public sur l’importance du dépistage et une bonne hygiène de vie afin de minimiser les risque d’un cancer du sein. Une femme dépistée à temps a 90% de chance de survie et pour cette raison nous encourageons toutes les femmes à profiter du dépistage systématique offert aux femmes dès l’âge d’environs 50 ans. Nous créons des événements ludiques et variés afin de “normaliser” l’attitude des femmes sur l’idée du dépistage, en essayant d’ôter l’inquiétude qui va souvent de pair avec le mot “cancer”.   J.I : Quelles sont les principales actions de l’association et comment les soutenir ? N.F : Depuis 6 ans, avec le soutien de nos partenaires, nous organisons une marche symbolique dans les rues de Monaco, afin de rassembler le plus de personnes possible en geste de solidarité et de soutien envers les victimes et les survivantes de ce fléau. C’est un moment drôle, tendre et poignant à la fois, les participants se déguisant souvent, toujours vêtus de rose, et portant sur leur dos un dossard non pas numéroté à l’instar des sportifs participant aux autres évènements du jour, mais un petit mot de soutien à une personne luttant contre la maladie, ou à la mémoire d’une personne aimée ayant succombé à ce fléau. Au mois d’octobre, lors du mois international de sensibilisation au cancer du sein, nous entreprenons d’illuminer le plus grand nombre de bâtiments et monuments de la Principauté en rose, suivant l’exemple de 200 autres villes du monde. Merci Natasha, bravo Pink Ribbon Monaco et Mesdames, RDV chez votre généraliste, sage-femme ou gynécologue préféré pour chouchouter votre poitrine et votre santé ! A bientôt ! Plus d’informations sur pinkribbon.mc   What better month than the month of October, made as pink as our midwifes’ blouses by actions against breast cancer who follow one another, to offer the very first article of this blog health ! " Pink October " puts women's health in light, reminding each of them how to protect themselves from the dangers of the most common cancer for women and the deadliest in France. The best protection is early detection through mammography from the age of 50 each year. Indeed, if detected early, cancer is cured in 9 cases out of 10. This radiographic examination is supported 100% by Social Security. The annual consultations with gynecologists or midwives and learning self-palpation of the chest (as shown in the video, on the top), can also detect an anomaly.   Natasha FROST, President of the Association Pink Ribbon Monaco, agreed to answer some questions. J.I: What role and what purpose your association? N.F: Pink Ribbon Monaco works in the Principality and neighboring communities since 2011 and aims at informing the public about the importance of screening and a healthy lifestyle to minimize the risk of breast cancer. A woman detected on time has 90% chance of survival, and for this reason we encourage all women to benefit from systematic screening offered to women from the age of about 50 years. We create playful and varied events to "normalize" the attitude of women on the idea of ​​testing, trying to take away the anxiety that often goes along with the word "cancer".  J.I: What are your main activities and how to support them? NF: For 6 years, with support from our partners, we organize a symbolic march through the streets of Monaco, to gather as many people as possible as a gesture of solidarity and support for victims and survivors of this scourge. It's a funny moment, tender and poignant at the same time, participants are often disguising, always dressed in pink and wearing a bib on their back, not numbered like athletes participating in other events of the day, but a little word of support for a person struggling against the disease, or in memory of a loved one who died of this plague. In October, at the International awareness month breast cancer, we begin to illuminate the largest number of buildings and monuments of the Principality in pink, following the example of other 200 cities worldwide. Thank you Natasha and congratulations to Pink Ribbon Monaco ! Ladies, time to book an appointment with your favourite doctor or midwife to pamper your chest and your health ! See you soon! 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