Hypersomnies

Les hypersomnies

L’hypersomnie peut se définir comme une somnolence excessive involontaire en journée en dépit d’un temps de sommeil satisfaisant, d’une extension du temps de sommeil sur une journée et enfin par un état d’inertie au réveil (difficulté à se réveiller seul et temps important pour avoir un réveil satisfaisant).

Il ne faut pas confondre la somnolence avec la fatigue ou la dépression.

Le diagnostic demande la réalisation d’un examen polysomnographique analysant le sommeil de nuit suivi par des siestes programmées à 5 reprises dans la journée.

Les causes de l'hypersomnie sont nombreuses :

  • Secondaires à une pathologie médicale neurologique, infectieuse, endocrinienne métabolique ou post traumatique
  • Secondaire à une pathologie du sommeil : syndrome d’apnées du sommeil, etc...

Induites :

  • Insuffisance de sommeil (dette chronique de sommeil) : Cause de plus en plus fréquente dans les pays occidentaux ou le temps de sommeil moyen est en constante régression en lien avec une modification de nos comportements
  • Le travail de nuit ou le travail à horaires décalés
  • Certains médicaments ou l’alcool. 

Primaire :

  • Elles sont plus rares. La plus connue est la narcolepsie.

 

Le traitement des hypersomnies repose sur le respect d’une bonne hygiène de sommeil et dans certaines indications, limitées sur des médicaments éveillants.

 

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 Focus sur la narcolepsie 

 

La narcolepsie est une hypersomnie rare.

La cause implique des facteurs génétiques mais également d’autres facteurs déclenchant comme une maladie infectieuse. L’âge classique de survenu se situe entre 15 et 20 ans mais dans de rares cas, elle peut se déclencher durant la petite enfance

Les narcoleptiques présentent une somnolence diurne excessive, qui se traduit par des épisodes irrépressibles de sommeil contre lesquels on peut difficilement lutter et qui se répètent à plusieurs reprises au cours de la journée.

L’une des formes de la maladie se caractérise par des chutes du tonus musculaire déclenchées par les émotions, sans altération de la conscience. La personne peut sentir sa tête tomber ou ses jambes se dérober durant quelques secondes, voire quelques minutes. Les émotions qui déclenchent cette cataplexie sont le plus souvent positives : éclats de rire, joie, surprise… mais elles peuvent aussi être négatives : le bruit, la colère…

Les autres symptômes, moins systématiques décrits, sont :

  • Des hallucinations lors de l’endormissement ou de l’éveil
  • Des paralysies du sommeil se traduisant par une chute du tonus musculaire au moment du réveil matinal, à la fin d’une sieste ou à l’endormissement
  • Un mauvais sommeil nocturne perturbé par de nombreux réveils
  • Une extériorisation du contenu des rêves pouvant être à l’origine de gesticulations ou de cris que l’on appelle « trouble du comportement en sommeil paradoxal ».