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Comment le virus se transmet-il ? La transmission du chikungunya se fait d’homme à homme par l’intermédiaire de moustiques du genre Aedes, appelés MOUSTIQUES TIGRES, également vecteurs potentiels de la dengue. Lors de la piqûre pour son repas sanguin, le moustique prélève le virus sur une personne infectée au cours de la phase virémique durant 5-7 jours après le début des signes cliniques. Le virus se multiplie alors dans le moustique pendant quelques jours, puis ce même moustique peut transmettre le virus à une autre personne, à l’occasion d’une nouvelle piqûre. Chez l’homme, la transmission mère-enfant est possible lors de l’accouchement, mais pas lors de l’allaitement.   Quels sont les symptômes ? Un cas de chikungunya (importé ou autochtone) est défini par l’association d’une fièvre supérieure à 38,5 °C d’apparition brutale et de douleurs articulaires invalidantes, ces signes nécessitent une confirmation biologique;  La confirmation biologique est faite par une prise de sang pour rechercher le virus circulant dans la phase aiguë de la maladie (5 à 10 jours) ou pour mettre en évidence les anticorps à un stade plus tardif. Chez le sujet infecté, les signes généraux (fièvre, maux de tête, douleurs musculaires) s’estompent spontanément en deux à quatre semaines, mais l’inflammation des différentes articulations peut durer plus longtemps. L’immunité́ acquise paraît durable. Le taux de mortalité́ du Chikungunya est  très faible.   Que faire en cas de contamination ? Devant l’apparition des symptômes ci-dessus, il est conseillé de consulter son médecin traintant. Tout cas suspect sera signalé à l’Agence Régionale de Santé par le médecin référent,  qui indiquera la conduite à tenir, les examens à pratiquer et déclenchera les mesures de protection pour tenter d’éviter la dissémination du virus. Le patient porteur du virus et son entourage devront appliquer des mesures de protection contre les piqûres de moustique afin d’ éviter la dissémination au domicile et dans l’environnement.   Comment s’en protéger ? Les précautions contre les piqûres de moustiques ne sont pas à prendre à la légère, ayez la bonne attitude protectrice : Portez des vêtements couvrants et amples imprégnés d’insecticide pour tissus, ces produits évitent que les moustiques piquent à travers les vêtements, une seule imprégnation suffit pour deux mois et persiste après plusieurs lavages, la plupart sont utilisables chez la femme enceinte. Appliquez un répulsif sur la peau découverte. Utilisez des diffuseurs électriques à l’intérieur et des fumigènes à l’extérieur. En voyage, dormez sous une moustiquaire imprégnée, ou mettez la climatisation (les moustiques n’aiment pas l’air frais).   Dr Francine De Salvador,  Infectiologue au Pôle Santé Saint Jean 
En période de fortes pluies... Attention au moustique tigre !  Chacun peut contribuer à la lutte contre le moustique tigre. Voici les conseils du Dr Francine De Salvador, infectiologue au Pôle Santé Saint Jean :  1. Eviter la prolifération des moustiques Eliminer les eaux stagnantes  Eliminer les déchets verts, les encombrants pouvant fournir des creux humides Changer l’eau des vases une fois par semaine Supprimer les soucoupes sous les pots de fleurs ou remplacer l’eau stagnante par du sable humide dans les bacs de réception de l’eau. Vérifier le bon écoulement des gouttières, des regards, des caniveaux et drainages Couvrir les réservoirs d’eau avec un voile moustiquaire ou un simple tissu (bidons, citernes, bassins) Couvrir les piscines hors d’usage et évacuer l’eau des bâches ou traiter à l’eau de javel ou au galet de chlore Débroussailler et tailler les herbes hautes et les haies Elaguer les arbres Ramasser les fruits tombés et les débris végétaux Réduire les sources d’humidité 2. Eviter d’être piqué Porter des vêtements amples et couvrants, protéger les parties du corps exposées par des répulsifs à appliquer 3 fois par jour, (DEET, IR 3535) Utiliser des moustiquaires Attention, les crèmes de protection solaire doivent être appliquées au moins 20 minutes avant le répulsif.
Stop !  Ne vous jetez plus sur les traditionnels biscuits, barres chocolatées, gâteaux individuels ou autres produits sucrés industriels qui vous apporteront uniquement des calories « vides » avec du sucre et des mauvaises matières grasses responsables de la montée de l’obésité, du diabète de type 2 et des maladies cardio-vasculaires… ! Faites les bons choix ! Misez plutôt sur les bons gras en préférant les graines oléagineuses c’est-à-dire les noix du Brésil, noix de pécan, noix de cajou, noix de macadamia,  noisettes, amandes, pistaches, pignons de pin et sésame. Tellement bénéfique pour votre santé !  Ces fruits à coque ont certes une haute valeur énergétique (en moyenne 650 kcal pour 100g) mais apportent une densité nutritionnelle très intéressante : protéines d’origine végétale (idéales pour les végétariens), lipides de bonne qualité (oméga 3 notamment pour les noix), des fibres, des minéraux (magnésium, potassium, phosphore, calcium, fer, zinc et cuivre essentiellement) et des vitamines (vitamines du groupe B et vitamine E). Ils favorisent la santé cardio-vasculaire en augmentant le bon cholestérol et participent à la prévention des maladies neurodégénératives (Alzheimer, Parkinson). Ce sont les alliés de notre cerveau (mémoire, concentration, vigilance…) En quelle quantité ?  Concrètement, il suffit de consommer une poignée d’environ 20 à 30g par jour de mélange pour bénéficier de leurs bienfaits. Choisissez les versions crues et évitez les versions salées (teneur en sel trop importante) et les versions grillées (la chaleur a tendance à détruire une partie des nutriments). Alors n’hésitez pas à croquer ces petites graines bénéfiques pour votre santé et préférez-les aux produits industriels gras et sucrés qui favorisent à l’inverse les pathologies dites de civilisation.
Le 31 mai 2017, c’est la journée mondiale sans tabac. Une journée de prévention pour parler des dégâts que provoquent le tabagisme actif et le tabagisme passif. En effet,  on compte chaque année plus de 70 000 décès en France liés à la cigarette. Chez la femme, ce chiffre est en augmentation : il est passé de 8 000 à 13 000 entre 2000 et 2013. Cette triste progression est en partie liée à l’augmentation de la consommation tabagique chez la femme même si elle se stabilise : 24,3% des femmes fumaient régulièrement en 2014. Des chiffres édifiants.  Tout comme chez l’homme, la cigarette augmente le risque de :  cancer du poumon (x 12), des voies aériennes supérieures comme le larynx (x 6), le cancer de la vessie (x 2,4), du pancréas (x 2,2), mais aussi le cancer du sein et le cancer du col de l’utérus en particulier en cas de contraception oestro-progestative. Le risque pour une femme fumeuse de mourir d’un infarctus du myocarde est plus élevé que chez l’homme après 45 ans. Idem pour le risque de décès par accident vasculaire ischémique (AVC). Il n’y a pas d’égalité face au tabac… Le risque cardio-vasculaire augmente significativement en cas de contraception oestro-progestative après 35 ans : la pilule est alors contre-indiquée. De plus il vaut mieux éviter les pilules micro-progestatives en cas de diabète, d’hypertension artérielle ou d’obésité pour les mêmes raisons. Fumer pendant la grossesse : Attention danger  La grossesse chez la femme tabagique est plus difficile : le délai de conception s’allonge, le risque de fausse-couche ou de grossesse extra-utérine augmente et on note plus de morts fœtales in-utero, sans mentionner les conséquences chez l’enfant (otites, pharyngites, bronchite et pneumopathie) : il faut donc absolument arrêter de fumer dès que l’on envisage de tomber enceinte ! Bien sûr les moyens d’aide au sevrage sont limités mais des efforts sont faits pour améliorer l’accès aux substituts nicotiniques : le remboursement a été augmenté à 150 euros par an. La motivation du fumeur et de bons conseils par votre médecin traitant ou votre pneumologue sont essentiels à la réussite d’un sevrage tabagique.
Quelques chiffres : En France, on compte 150 000 cas d’AVC par an, soit 1 cas toutes les 4 min. Sur les 150 000 personnes atteintes d’AVC, 30 000 gardent des séquelles. Une femme sur cinq présente un risque d’AVC, contre un homme sur six. Environ 10 000 à 15 000 personnes de moins de 45 ans sont atteintes chaque année par un AVC. Cela ne concerne pas que les personnes agées.  Qu’est-ce que l’AVC : L’Accident Vasculaire Cérébral (A.V.C) l’accident vasculaire cérébral (AVC) correspond à l’obstruction ou à la rupture d’un vaisseau qui transporte le sang dans le cerveau. * Dans 80% des cas c’est un vaisseau qui se bouche : c’est ce qu’on appelle un AVC ischémique. * Dans 20 % des cas c’est un vaisseau qui se rompt : c’est ce qu’on appelle un AVC hémorragique. Dans le cas des AVC ischémiques, plus la prise en charge médicale est rapide plus les risques de mort ou de séquelles diminuent. Comment reconnaître les signes d’un AVC : Troubles de la parole : la personne n’en a pas toujours conscience mais le langage est perturbé. La personne cherche ses mots, emploie des mots à la place d’autres mots, a des difficultés à articuler. Comment en être certain ? Faites parler la personne. Posez-lui une question simple mais ouverte « De quelle couleur est la voiture ? ». Demandez-lui de répéter une phrase simple. Déformation du visage : un côté du visage est paralysé. Comment en être certain ? Demandez à la personne de sourire, de montrer ses dents. L’asymétrie se reconnaît car les lèvres d’un côté ne remontent pas. L’atteinte des membres : Perte de mobilité d’un membre, d’une moitié du corps associé à une perte de sensibilité, sensation d’engourdissement de faiblesse, de fourmillement. Perte de l’équilibre, impression que la personne est en état d’ivresse. Comment en être certain ? Demandez à la personne de tendre les bras et de vous serrer les mains. Evaluez si la pression est plus faible d’un côté que de l’autre. Maux de tête violents et inhabituels : Trouble de la vision, perte de la vue d’un œil, d’une partie du champ visuel ou vision double. Comment en être certain ? Demandez à la personne de fermer un œil et demandez-lui si elle voit correctement et faites de même avec le deuxième. Que faire en cas d’AVC ? Appelez immédiatement les secours, composez le 15 ou le 112. Si vous avez des difficultés à parler ou à entendre, communiquez par SMS via le 114. Allongez la personne confortablement si possible avec un coussin sous la tête. Notez l’heure du début des symptômes. Rassemblez ses ordonnances de traitements et examens médicaux récents. Ne lui donnez pas à boire, ni à manger, ni aucun médicament…attendez les secours.   Stéphanie Lagarde, Cadre Infirmier au service des Urgences Saint Jean 

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