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Pourquoi dort-on ? Tout simplement pour récupérer ! Le sommeil permet : Le maintien de la vigilance à l’état de veille La reconstitution des stocks énergétiques des cellules musculaires et nerveuses La production d’hormones de croissance La régulation de fonctions telles que la glycémie (perturbation du métabolisme du sucre, favorisant surpoids et risque de diabète) La stimulation des défenses immunitaires La régulation de l’humeur et de l’activation du stress Les mécanismes d’apprentissage et de mémorisation On comprend alors mieux pourquoi une altération de la quantité ou de la qualité de notre sommeil peut être néfaste pour notre santé.   Comment est organisé notre sommeil ? Le sommeil n’est pas un état continu. Il contient plusieurs stades : le sommeil lent léger (stades N1 et N2), le sommeil lent profond (stade N3) souvent qualifié de sommeil de récupération plus abondant en début de nuit et le sommeil paradoxal (SP) qui est une phase agitée durant laquelle on rêve beaucoup et qui est plus fréquente en deuxième partie de nuit. Ces stades sont regroupés sous forme de cycle durant en moyenne 90 minutes. Hypnogramme d’un adulte normal   Pourquoi ne dormons nous tous pas de la même manière ? Le sommeil change avec les âges en quantité et en qualité. Par exemple, un sujet âgé présente un sommeil plus discontinu, fait moins de sommeil lent profond et de sommeil paradoxal, rendant parfois la limite entre le normal et le pathologique flou. Exemple d’hypnogramme d’une personne âgé. Il existe également des différences entre chaque individu qui reposent sur 2 explications : Nos comportements dictés par notre éduction et par notre mode de vie. La génétique. De nombreux gènes sont impliqués dans le fonctionnement de notre horloge biologique expliquant pourquoi on trouve des sujets du matin qui ont tant de mal à résister au sommeil le soir contrairement au sujet du soir qui eux ont toutes les peines du monde à sortir du lit le matin. On trouve également des petit dormeurs qui se satisfont de 5 à 6 h de sommeil contrairement aux long dormeurs qui ont besoin de 9h. Pour information le temps total de sommeil moyen en France est de 7h30 en baisse constante ces 50 dernières années justement à cause de nos comportements. Cela n’est probablement pas sans conséquence sur notre santé.   Quelques conseils pour bien dormir ? Eviter tous les excitants (café, thé, vitamine C, Coca-Cola …). Ne pas faire de repas copieux le soir, éviter l’alcool au dîner. Eviter de pratiquer un sport ou d’avoir des activités très stimulantes après 20 heures. Le soir, favoriser les activités relaxantes (lecture, musique, TV… ). Pas de bain chaud avant de s’endormir. Réserver la chambre au sommeil et éviter de regarder la télévision, de travailler ou de manger au lit. Trouvez votre rythme de sommeil et respectez-le. N’aller se coucher que lorsque l’on a sommeil. Ecoutez les signaux du sommeil (bâillements, yeux qui piquent) Chambre aérée, température entre 18 et 20°C, hygrométrie correcte. Se lever et faire autre chose si l’on se réveille au cours de la nuit. Se recoucher dès que l’on a à nouveau envie de dormir. Si vous vous réveillez le matin même très tôt, levez-vous et commencez la journée, mais ne cherchez pas à tout prix à vous rendormir Pas de sieste longue, sieste brève  (≤ 30 minutes) avant 15 heures autorisée si « rafraîchissante ». N’utilisez pas de médicaments pour dormir sans avoir consulté votre médecin Essayez de trouver la solution la plus efficace avec votre médecin et soyez acteur de votre traitement. Dr Launay, neurologue, spécialiste du sommeil 
Connaissez-vous le syndrome des jambes sans repos (SJSR) ? Est-ce un mythe ou une réalité ? Fréquent (au moins 2% de la population) et parfois invalidant, l’existence même du syndrome des jambes sans repos est contesté par certains probablement par méconnaissance. Sa description est pourtant ancienne. Au XVIIème siècle le médecin anglais Thomas Willis parle de « secousses et contractions si intenses que les personnes en souffrant n’étaient plus capable de dormir que si elles se trouvaient dans une chambre de torture ». Le médecin Scandinave Karl Axel Ekbom au XXème siècle en fait une description clinique plus fine et son nom sera d’ailleurs associé à cette affection. Les progrès scientifiques de ces dernières années ne font plus aucun doute sur l’existence de cette maladie en ayant souligné son lien avec le métabolisme du fer et de la dopamine. Des gènes de susceptibilité ont également été mis en évidence expliquant le caractère parfois familial de la maladie.   Quand penser à un syndrome des jambes sans repos ? 4 critères sont généralement requis : Les « impatiences » qui se définissent par un besoin impérieux de bouger les membres souvent associé à des sensations d’inconfort et sensations désagréables. Apparition ou aggravation par le repos (essentiellement en position allongée ou assise) Soulagement ou rémission lors des mouvements (marche, étirement, activité intellectuelle soutenue) Apparition ou nette aggravation des symptômes le soir ou la nuit. Selon la sévérité, les symptômes peuvent être à l’origine d’un sommeil non réparateur avec pour conséquence le lendemain fatigue et somnolence soit en réduisant la quantité de sommeil (retard à l’endormissement en raison de la gêne) soit en altérant la qualité du sommeil en raison de micro-éveil induit par des secousses musculaires appelés mouvements périodiques de jambe dont le patient n’a pas conscience. Est-il nécessaire de faire des examens pour confirmer le diagnostic ? La plupart du temps une simple consultation avec un neurologue est suffisante pour confirmer le diagnostic et pour écarter les autres causes de douleurs dans les jambes (problème de circulation veineuse, sciatique, obstruction des artères, douleurs musculaires etc…). Un bilan biologique est souvent réalisé à la recherche d’une carence en fer qui est connu pour déclencher ou aggraver certain Syndrome des Jambes Sans Repos (SJSR). Dans certaines situations, un examen appelé électromyogramme est réalisé pour étudier le fonctionnement des nerfs et des muscles à la recherche d’une neuropathie qui peut occasionner des douleurs ressemblant à celles du SJSR. Dans de rares situations, en cas d’échec des traitements ou de doute sur le diagnostic, un examen du sommeil appelé polysomnographie peut être proposé. Cette examen comporte un enregistrement de l’activité  musculaire des jambes et recherche des secousses périodiques des jambes durant le sommeil dont la présence permet souvent de valider le diagnostic.   Je pense avoir un SJSR. Suis-je obligé de prendre un traitement ? Cela dépend de la sévérité des symptômes et de leur fréquence. La première étape consiste à supprimer les facteurs favorisants. Nous avons déjà évoqué la correction de la carence en fer. Il faut également repérer sur l’ordonnance du patient les médicaments susceptibles d’aggraver le SJSR. Des médicaments contre l’hypertension, contre les allergies comme les antihistaminiques ainsi que certains antidépresseurs et neuroleptiques peuvent être impliqués. Il faut également limiter les excitants et la consommation d’alcool. Certains « petits moyens » peuvent être utilisés comme le refroidissement des jambes ou la contention des mollets par des chaussettes spéciales. Quand ces mesures sont insuffisantes, plusieurs traitements médicamenteux sont disponibles et l’avis d’un neurologue expérimenté sur cette pathologie est alors nécessaire.   Je prends pour mon SJSR un traitement contre la maladie de Parkinson. Suis-je à risque de développer cette maladie ? Non, le seul point commun entre maladie de Parkinson et SJSR est la prescription de médicament à base de dopamine. Dans le SJSR il n’y a pas de destruction des neurones à Dopamine et donc pas plus de risque que chez le reste de la population de développer dans l’avenir une maladie de Parkinson.   Dr Mael Launay, neurologue et spécialiste du sommeil au Pôle Santé Saint Jean
Nous savons tous que pour perdre du poids, il est important d’adapter un rythme alimentaire régulier, de ne pas grignoter, de manger équilibré en évitant les produits gras, salés et sucrés et pratiquer une activité physique. Mais connaissez-vous l’importance de la mastication dans la gestion du poids ? La mastication est un facteur qui déclenche la satiété et donc le sentiment de ne plus avoir faim ; elle permet de mieux assimiler les aliments et donc de manger moins. Mâcher longuement permet, au bout de 15 à 20 mn, la libération de l’histamine, neurotransmetteur libéré par l’hypothalamus et qui permet de transmettre le message au cerveau : « Arrête de manger, tu n’as plus faim ». Plus on mâche et moins on a faim. La mastication permet également une meilleure digestion : la digestion commence dans la bouche par le travail de l’amylase salivaire. Si vous avalez trop vite, le travail se fera directement par l’estomac puis les intestins et va entraîner fatigue, ballonnements et sensation de lourdeur. Pour bien mastiquer, il convient également de privilégier des repas assis à table, avec de la vraie vaisselle, dans le calme et sans appareils technologiques (télévision, téléphone, ordinateur) qui déconcentrent le cerveau sur son activité principale : manger ! En effet, si le cerveau est occupé à une autre activité, il ne prend pas conscience qu’il est en train de manger et va solliciter davantage de nourriture. Astuce !  Autre conseil pour une mastication et une assimilation alimentaire optimale, évitez les aliments mous : privilégier un fruit frais cru plutôt qu’une compote, du pain frais à la place du pain de mie, des légumes cuits entiers à la place des purées ou des potages etc. En résumé, en mastiquant bien, on mange moins et on digère mieux : n’hésitez pas à prendre le temps nécessaire pour ce moment de plaisir et apprécier ce que vous mangez.
Qu’est ce que l’épilepsie ? L’épilepsie correspond à un mauvais fonctionnement de certains neurones. On pourrait la comparer à un court circuit qui survient dans une zone plus ou moins étendue du cerveau. Qui peut être touché par une épilepsie ? C’est dans la première année de vie et chez le sujet de plus de 65 à 70 ans que l’incidence de survenue est la plus élevée. L’épilepsie peut cependant débuter à n’importe quel âge de la vie, les causes étant différentes selon l’âge. J’ai fais une crise d’épilepsie, suis-je épileptique ? Une crise d’épilepsie est due à une sorte de court circuit intracérébral. Celui ci peut être la conséquence d’une agression cérébrale secondaire à une infection, un trouble de l’équilibre ionique, un accident vasculaire... En traitant le problème aiguë, il existe de bonnes chances que les crises ne se reproduisent pas. Il faut cependant, parfois maintenir un traitement pendant quelques mois. Je suis épileptique, puis je conduire une voiture ? La législation impose que les patients épileptiques soient évalués par un médecin de la commission du permis de conduire pour déterminer l' aptitude à la conduite. Certains types d’épilepsies ne présentent pas de contre indication à la conduite, d’autres l’interdisent formellement. C’est l’équilibre de votre maladie sous traitement qui permettra de juger de votre capacité à conduire.  Dr Laffon, Neurologue, spécialiste en Epileptologie-EEG     
L'été on aime profiter du bord de mer et des balades au grand air, mais on aime moins les petites bêtes qui vont avec ! Les piqûres d'insectes sont courantes à cette période de l'année. Voici donc les bons gestes à avoir pour soulager les douleurs et démangeaisons. Piqure méduse Pourquoi ça brûle ? Les piqures de méduses provoquent de grosses brûlures. Leurs tentacules sont composés de filaments qui restent sur la blessure et diffusent le venin. Ce qu’il faut faire : Rincer à l'eau de mer : immédiatement après la piqûre, plonger la partie piquée dans l'eau de mer et frotter doucement pour essayer de retirer les filaments. Attention il ne faut surtout pas rincer avec de l'eau douce ou claire !! Recouvrir la plaie avec le sable et laisser sécher. Retirer ensuite le sable avec un carton rigide pour enlever les cellules urticantes encore présentes sur la peau. Et rincer à nouveau. Après avoir rincé la piqûre (avec de l'eau de mer), appliquez 1 à 2 gouttes d'huile essentielle de lavande aspic pure et renouvelez 3 à 4 fois dans la demi-heure qui suit. La piqûre se traite comme une brûlure. Pour apaiser et réduire l'inflammation il est donc conseillé d'appliquer une crème, après avoir rincé la piqûre, type vaseline ou biafine. En cas de réaction plus importante, nous vous conseillons de consulter votre médecin traitant. Piqure moustique Pourquoi ça gratte ? Lorsque les moustiques piquent, ils ne font pas que prélever du sang, ils injectent également de la salive, contenant un anticoagulant, afin d'éviter que le sang ne leur bouche la trompe. Or, le produit injecté a également pour effet de provoquer une réaction des mastocytes, des cellules situées au niveau des tissus conjonctifs et de libérer de l'histamine, responsable des démangeaisons. L'effet de l'histamine se fait ressentir au bout de 30 à 60 secondes et il atteint son maximum après environ 2 ou 3 minutes. L'effet se dissipe après au minimum 10 minutes. Ce qu’il faut faire : Des compresses alcoolisées doivent être appliquées 2 à 3 fois par jour à l'endroit de la piqûre. Une pommade corticoïde peut également être appliquée en cas de réaction locale plus importante. Comment éviter d’être piqué par les moustiques : Porter des vêtements amples et épais qui couvrent les bras et les jambes. Eviter les couleurs foncées et les vêtements trop brillants qui attirent les insectes. Il est important de savoir qu'un moustique peut piquer au travers des vêtements. Dans les zones particulièrement chargées en moustiques ou pour les personnes présentant une contre-indication pour les répulsifs cutanés, les vêtements peuvent par exemple être imprégnés avec un produit insecticide spécial pour tissu. L'utilisation de moustiquaires est recommandée. Les appareils électriques, les diffuseurs chimiques ou encore les émetteurs d'ultra-sons ont une efficacité relative. Ces mesures sont de préférence à mettre en œuvre au lever et coucher du soleil, période pendant laquelle le risque de piqûre est le plus important. Piqure guêpe/abeille Lors d'une réaction locale provoquée par une piqûre d'abeille ou de guêpe, apparait une inflammation à l'endroit de la piqûre, plus ou moins étendue, accompagnée d'une douleur violente et de démangeaisons. Ce qu’il faut faire : De petits moyens peuvent aider à diminuer la douleur et la quantité de venin mais en aucun cas ne peuvent éviter la réaction allergique sévère. La première attitude, s'il s'agit d'une piqûre d'abeille ou de guêpe est d'extraire le dard resté enfoncé afin de l'enlever, tout en évitant de comprimer le sac à venin et de libérer davantage de venin. Il est possible d'utiliser une carte bancaire ou un ongle en soulevant le dard de la peau. L'aspivenin permet d'enlever des fractions du venin et de diminuer la quantité de venin mais il ne permet pas de prévenir la réaction allergique aiguë. Placer un pansement réchauffé au micro-onde ou de l'eau chaude sur la lésion. Placer un glaçon n'a aucune action et peut au contraire permettre la conservation du venin. Si vous êtes allergique aux piqûres de guêpes  Chez les personnes allergiques aux piqûres de guêpes, les symptômes suivants sont à craindre dès une seule piqûre : Gonflement de la gorge et du visage Respiration sifflante ou difficile. Vomissements, diarrhées. Vertiges, sensation de faiblesse État de choc : pâleur, transpiration. Ces signes représentent une urgence vitale, car il existe un risque de choc anaphylactique grave. Il convient d’appeler immédiatement le Samu (15 ou 112) ou les pompiers (18). Morsure de serpent Comment prévenir les morsures de serpents ? Pour prévenir les morsures de serpents, suivez ces conseils : Dans la nature, ne marchez jamais pieds nus, mais portez des chaussures fermées et montantes (ou des bottes) ainsi que des pantalons ; Ne partez pas seul en promenade et munissez-vous d’un téléphone mobile pour prévenir, si nécessaire, les secours ; Surveillez où vous posez les pieds et les mains : herbes hautes, cailloux et rochers, tas de feuilles, tas de bois, buissons..., surtout s'ils sont exposés au soleil (les serpents aiment la chaleur) ; Ne pénétrez pas dans les broussailles. Lors des récoltes des champignons, baies et fruits, frappez et agitez les broussailles avec un bâton pour faire fuir les serpents éventuels ; Ne posez pas vos mains sur des murs, sous les pierres, dans les crevasses, sous les piles de bois avant d’avoir vérifié l’absence de serpents ; La nuit, ne ramassez pas de bois, ne soulevez pas de pierre, la visibilité est mauvaise ; Ne touchez pas un serpent qui vous semble mort, le plus souvent il somnole ; Si vous croisez un serpent, retirez-vous sans l’effrayer. Dans tous les cas, n’essayez jamais de l'attraper ou de le tuer ; Vérifiez l’absence de serpents avant de vous installer pour une pause et ne dormez pas à-même le sol dans les régions riches en serpents ; Ne laissez pas les enfants jouer dans des endroits difficiles à surveiller et expliquez-leur qu’en présence d’un serpent, il ne faut pas chercher à l’exciter. La conduite à tenir en cas de morsure de serpent :  Ce que vous devez faire immédiatement en cas de morsure de serpent terrestre : Appelez les urgences en faisant le 15 ou le 112 depuis un téléphone fixe ou un téléphone mobile ; En attendant les secours, restez calme, rassurez la victime et son entourage. Placez la victime au repos. Otez les bagues, les montres, les chaussures et tout ce qui peut serrer la zone mordue car celle-ci va se mettre à gonfler ; Si possible, désinfectez la plaie avec un antiseptique ; Immobilisez le membre mordu pour ralentir la propagation du venin dans l’organisme ; Essayez de mémoriser l’aspect du serpent (sa taille, sa couleur, la forme de sa tête) mais ne cherchez pas à l’attraper ; En cas de douleur, utilisez uniquement le paracétamol. Attention ne donnez pas d'anti-inflammatoire, ni d'aspirine qui augmentent le risque de saignement. Ce que vous ne devez jamais faire en cas de morsure par un serpent terrestre Certaines conduites sont dangereuses, bannissez-les. Ainsi : Ne posez pas de garrot : Ne sucez pas la plaie ; N’incisez pas la plaie ; Ne posez pas de glace, pommade….sur la morsure ; Ne comprimez pas la plaie ; Quels sont les signes de morsure à repérer ? Lorsque la morsure est sèche c’est à dire sans injection de venin, la personne ne présente que des traces de morsures et ressent une douleur au point de morsure. Aucun autre symptôme n’apparait en dehors de l’anxiété liée à cette morsure. Lorsque la personne concernée a été mordue par un serpent venimeux et que du venin a été injecté, elle présente : Des traces de morsure, sous la forme de 2 points ; Des douleurs vives au niveau de la morsure ; Un gonflement au niveau des points de morsure et une rougeur. Cette réaction œdémateuse peut s'étendre localement, voire à une partie du membre touché.

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