La dépendance au tabac : les conséquences chez la femme

La dépendance au tabac : les conséquences chez la femme

Le 31 mai 2017, c’est la journée mondiale sans tabac.

Une journée de prévention pour parler des dégâts que provoquent le tabagisme actif et le tabagisme passif.

En effet,  on compte chaque année plus de 70 000 décès en France liés à la cigarette. Chez la femme, ce chiffre est en augmentation : il est passé de 8 000 à 13 000 entre 2000 et 2013. Cette triste progression est en partie liée à l’augmentation de la consommation tabagique chez la femme même si elle se stabilise : 24,3% des femmes fumaient régulièrement en 2014.

Des chiffres édifiants. 

Tout comme chez l’homme, la cigarette augmente le risque de :

  •  cancer du poumon (x 12),
  • des voies aériennes supérieures comme le larynx (x 6),
  • le cancer de la vessie (x 2,4), du pancréas (x 2,2),
  • mais aussi le cancer du sein et le cancer du col de l’utérus en particulier en cas de contraception oestro-progestative.

Le risque pour une femme fumeuse de mourir d’un infarctus du myocarde est plus élevé que chez l’homme après 45 ans. Idem pour le risque de décès par accident vasculaire ischémique (AVC).

Il n’y a pas d’égalité face au tabac… Le risque cardio-vasculaire augmente significativement en cas de contraception oestro-progestative après 35 ans : la pilule est alors contre-indiquée. De plus il vaut mieux éviter les pilules micro-progestatives en cas de diabète, d’hypertension artérielle ou d’obésité pour les mêmes raisons.

Fumer pendant la grossesse : Attention danger 

La grossesse chez la femme tabagique est plus difficile : le délai de conception s’allonge, le risque de fausse-couche ou de grossesse extra-utérine augmente et on note plus de morts fœtales in-utero, sans mentionner les conséquences chez l’enfant (otites, pharyngites, bronchite et pneumopathie) : il faut donc absolument arrêter de fumer dès que l’on envisage de tomber enceinte !

Bien sûr les moyens d’aide au sevrage sont limités mais des efforts sont faits pour améliorer l’accès aux substituts nicotiniques : le remboursement a été augmenté à 150 euros par an. La motivation du fumeur et de bons conseils par votre médecin traitant ou votre pneumologue sont essentiels à la réussite d’un sevrage tabagique.